Chapitre II: Les ressources hydrauliques en Algérie
Résumé de section
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1. Politique hydraulique
Avant 1970, la politique de l’eau a été une sorte de continuité de ce qui avait prévalu avant l’indépendance.
Par la suite, de nouveaux objectifs ont été définis par les pouvoirs publics et qui existent dans les différents plans de développements. Dans tous ces plans l’accent a été mis sur la mobilisation de l’eau, l’extension des superficies irriguées et l’amélioration des conditions d’hygiène des populations par le raccordement aux réseaux d’eau potable et d’assainissement.A partir de la décennie 1980, le secteur a pu bénéficier d’un plan hydraulique national destiné essentiellement à définir les priorités, les objectifs et les moyens d’une politique en la matière.
Ce plan avait dégagé des orientations nouvelles : après la priorité quasi-exclusive accordée à la grande hydraulique, il a préconisé une relance de la petite et moyenne hydraulique (PMH) qui s'est traduite par la multiplication des forages, des lacs collinaires des dérivations d'oueds.1.1. Barrages
Les barrages ont été longtemps le principal vecteur disponible en matière de domestication des eaux superficielles.
Depuis 1962, de nombreux barrages ont été réalisés, 110 barrages sont aujourd'hui en exploitation dont 43 avec une capacité supérieure à 10 millions de m 3 et un volume régularisé globale de l'ordre de 198,8 millions de m3; 22 ouvrages sont en construction et 52 en projet.1.2 - Les retenues collinaires
En 1979, il y avait 44 retenues collinaires totalisant une capacité de 21 hm3/an. Considéré comme la petite hydraulique, ce type d'ouvrage ne retient l'attention qu'à partir de la décennie 1980. Après cette période 667 retenues collinaires ont été réalisées. Leur capacité de stockage avoisine les 90 millions de m3. La gestion et l'exploitation des retenues relève que 80 % de ces ouvrages sont opérationnels et que les eaux mobilisées sont utilisés à :
- 75 % (81 000 000 m3) pour l'agriculture (maraîchage, arboriculture et céréaliculture),
- 4 % pour l'élevage;
- 1 % pour l'alimentation en eau potable,
- 20 % des retenues ne sont pas exploitées pour des raisons diverses, notamment l'absence d'exploitant, de structure de gestion, de matériel d'irrigation ou de disponibilité de terres à proximité.1.3 - Les Forages
En 1985, le nombre de forages exploités était d'environ 5 500. En 1999, plus de 2 000 forages ont été encore réalisés dans le Nord du pays, fournissant un volume de 1 milliard de m3 répartis entre l'alimentation en eau potable pour 852 millions de m3 et l'irrigation pour 147 millions de m3.
Par ailleurs, 742 forages auraient été également réalisés dans le sud et mobiliseraient un volume annuel de 221 millions de m3 pour l'alimentation en eau potable et 505 millions de m3 pour l'irrigation.
